Ce Bureau mène des actions par l’aide et l’assistance apportées aux familles des migrants prisonniers pour lesquels il intervient et à ces prisonniers mêmes : il fournit les médicaments spéciaux requis par l’état de tel ou tel prisonnier, donne les livres nécessaires aux étudiants internationaux dont l’arrestation a interrompu les études, adresse des subsides aux familles de ces migrants prisonniers pour leur permettre de subvenir aux dépenses en vêtements, nourriture et frais de scolarité. Le Bureau a décidé d’adresser ces subsides aux familles de ces prisonniers car si le migrant est un soutien de famille et qu’il se retrouve en prison dans l’Etat étranger, il ne pourra plus aider sa famille en étant en prison.
Le Bureau recense le nombre de ressortissants étrangers détenus dans tous les Etats dans un bilan annuel, enquête sur les raisons de leurs détentions pour savoir si c’était valable ou non valable, vérifie s’ils ne sont pas victimes du sort des frères Lagrand c’est-à-dire si le consul ou le chef de la mission diplomatique de leurs Etats d’origine ont été informés de leurs arrestations ou incarcérations pour que ces derniers puissent faire savoir aux autorités locales que le ressortissant arrêté ou incarcéré est sous la protection de l’Etat d’envoi, s’enquiert du motif de l’arrestation ou de l’incarcération du ressortissant, prévient sa famille de ses démêlés avec la justice de l’Etat étranger, sollicite les autorisations nécessaires pour pouvoir rendre visite au ressortissant arrêté ou incarcéré, s’assure ainsi les conditions de détention et du respect des lois locales, aussi intervient au nom de ce ressortissant détenu en demandant une amélioration de ses conditions de détention, aide le ressortissant judiciairement en lui proposant le choix d’un avocat qui pourra lui défendre. Le Bureau reconsidère leurs dossiers en projetant appel pour leurs libérations dans la mesure où ni le chef de la mission diplomatique ni le consul de leurs Etats d’origine n’ont pas été informés de leurs arrestations alors qu’ils devaient en être informés.
Le Bureau va aussi établir une communication en ligne avec les téléphones fixes ou par voie postale entre les migrants prisonniers et leurs familles afin de raviver le lien vital qui existait auparavant entre eux et pour qu’ils aient de leurs nouvelles mutuellement.
